![]() Campement de pêche allochtone sur l'îlot de Porcos (Archipel des Bijagos) |
La définition d'options de politique publique. Résultats du module 6 |
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La définition d'options relatives aux politiques publiques pour la gestion des aires protégées marines et côtières (APMC) ouest-africaines s'appuie sur l'analyse de la genèse conceptuelle et l'évolution des politiques de gestion des aires marines protégées (Cazalet,2004), sur celle des politiques publiques relatives aux trois APMC considérées (Féral et al.,2004), enfin sur l'analyse des modes de gouvernance de ces trois aires protégées (Dahou et Weigel,2005). Quatre options d'ordre général ont été retenues puis déclinées pour chaque aire protégée : l'intégration des programmes de gestion aux politiques publiques régionales et nationales, la requalification du rôle de l'Etat dans ses fonctions d'arbitre et de garant, la reconnaissance de droits d'usage territoriaux aux communautés résidentes, le développement de l'écotourisme (planifié, cogéré, intégré, communautaire). - A l'échelle régionale, l'intégration aux politiques publiques des programmes de gestion des aires protégées marines et côtières se décline selon deux orientations principales. Tout d'abord la mise en cohérence de chaque programme avec les politiques publiques régionales par une harmonisation des cadres institutionnels et des politiques de conservation. Ensuite, une meilleure coordination des différents programmes de gestion des APMC, cette amélioration devant se traduire par l'application d'un dispositif régional de réglementations et par une coopération régionale accrue. - A l'échelle nationale, l'intégration aux politiques publiques des programmes de gestion des APMC renvoie aux trois enjeux stratégiques proclamés par les Etats : une politique des pêches responsable prenant en compte une évaluation de " l'effet réserve ", la lutte contre la pauvreté, la protection de l'environnement et le développement durable. Cette intégration doit favoriser le décloisonnement entre conservation et développement et limiter la concurrence entre administrations dans un contexte rampant mais récurrent de fragmentation des Etats. - La requalification de l'Etat dans ses fonctions d'arbitre et de garant passe par une réhabilitation de l'administration et un renforcement institutionnel. La réhabilitation de l'administration suppose une consolidation administrative et une évolution des fonctions administratives. Le renforcement institutionnel peut se traduire par une formalisation du statut des AMP, par l'établissement de nouvelles institutions, par la création de nouvelles aires protégées ou d'instruments de gestion ou de soutien (en particulier financiers comme les fonds fiduciaire ou les fondations) . - La concession et la reconnaissance de droits d'usage territoriaux peut prendre trois formes différentes dans les APMC considérées: une concession graduelle au niveau de l'ensemble territorial marin et terrestre par l'administration de l'aire protégée (PNBA), la formalisation d'une légitimité dualiste (coutumière et étatique) et l'extension du domaine de cette légitimité (RBABB), une reconnaissance par l'Etat de droits d'usage territoriaux au niveau inter-villageois (RBDS). - Le développement de l'écotourisme doit être inscrit dans une politique nationale touristique. Le bilan actuel fait état de faiblesses plus ou moins accentuées en matière de planification, d'intégration et d'organisation de l'écotourisme. En référence à l'objectif de cogestion des aires marines protégées induisant le respect des droits des populations autochtones réaffirmé au Congrès Mondial des Parcs de Durban en 2003, la promotion d'un développement communautaire est fortement souhaitable. Ceci se vérifie d'autant plus au regard des résultats acquis relatifs à l'amélioration de la situation des femmes (PNBA). Cependant, selon l'APMC considérée, l'accent doit être mis sur un développement communautaire (PNBA), un développement planifié et cogéré (RBABB), un développement intégré au mode de tourisme dominant (RBDS). L'insistance mise sur l'intégration des programmes de gestion des APMC aux politiques publiques, tant nationales que régionales, conduit à une prise en compte des zones marines et côtières non protégées. L'éventualité d'une transposition systématique des expérimentations élaborées dans les aires protégées, aux zones marines et côtières non protégées, peut ne pas être forcément pertinente, puisqu'elle dépend du rôle qui est assignée à ces zones non protégées au niveau national ou régional. |
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