Pêche en lanche (Parc National du Banc d'Arguin)
Analyse des dynamiques d'exploitation et de valorisation des ressources renouvelables.
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Le développement économique des trois APCM est un développement qui vient de l'extérieur. L'économie des APCM est très fortement dépendante de l'exploitation des ressources renouvelables. L'agriculture reste l'activité principale dans 2 des 3 APCM, mais les ressources halieutiques représentent une source importante de protéines animales. Les activités d'exploitation des ressources naturelles, marines et terrestres sont réglées par un calendrier fortement dépendant des conditions climatiques. Ce calendrier influence aussi les stratégies de production ainsi que les mouvements migratoires au sein des APCM et depuis et vers elles.
Les systèmes d'exploitation et de valorisation sont à la fois configurés pour satisfaire la consommation résidente et l'exportation de produits vers les marchés urbains ou étrangers (sous-régionaux ou internationaux). La complémentarité entre les activités terrestres s'avère faible dans la mesure où elles ne présentent que peu de diversité et sont pour l'essentiel destinées aux marchés situés hors de la réserve. Les activités de substance ne sont plus capables de pourvoir aux besoins des populations tant de manière globale que spécifique : les importations de denrées alimentaires augmentent, celles du riz et autres produits pourtant produit de manière traditionnelle dans les APCM s'échangent contre des produits issus de l'agriculture ou arboriculture de rente selon des termes peu favorables aux producteurs locaux. Aussi, n'existe-t-il pas vraiment de différence entre les modes de fonctionnement économiques des APCM et ceux des régions situées en leur périphérie : l'économie de marché prend le pas sur les systèmes traditionnels de production orientés vers la satisfaction des besoins des populations locales.
Les APCM ne peuvent plus dès lors être considérées comme des lieux de protection de la nature, mais bien comme des lieux d'exploitation de ressources terrestres et halieutiques qui ne bénéficient que très peu aux producteurs locaux, les filières étant pour la plupart concentrées dans les mains d'opérateurs extérieurs. Ces changements induisent des pratiques de production de plus en plus intensives qui hypothèquent la biodiversité terrestre et marine des APCM.
Evacuation de poisson fumé
de lîle d'Imbone vers Kamsar en Guinée.
(Archipel des Bijagos)
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Vente du poisson à un mareyeur
au retour d'une lanche
(Parc National du Banc d'Arguin)
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