Réunion avec un chef de village dans l'Archipel des Bijagos.
Sixième module de travail
La définition d'options de politique publique.
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La labellisation d'aires marines protégées en " réserve de biosphère " dans le cadre du programme MAB de l'UNESCO ou en " site du patrimoine mondial " implique que les enjeux des aires marines protégées ouest-africaines dépassent le strict cadre national et sont d'ordre mondial : un des enjeux est donc de savoir si les aires protégées marines et côtières peuvent jouer un rôle catalyseur dans la mise au point d'options de politique publique appliquées plus généralement à la gouvernance des ressources naturelles renouvelables. Cet module s'appuie sur les acquis relatifs au cadre conceptuel et analytique de la gouvernance des aires concernées et se déroule en trois temps.

· la définition d'options de politique publique applicables aux aires protégées marines et côtières se fait dans un contexte à la fois de régionalisation de leur gouvernance et de subsidiarité concrétisée par une plus grande implication des populations résidentes aux prises de décisions. Les options à envisager requièrent des politiques publiques des Etats concernés non seulement leur insertion dans un espace régional du fait d'interrelations très fortes entre les trois aires protégées concernées, mais aussi la prise en compte de la démocratisation de la vie publique.

· la définition d'options de politique publique transposables aux activités économiques en périphérie des aires protégées marines et côtières, implique un changement d'échelle des compétences décisionnelles. Ce deuxième temps nécessite donc une audience élargie et de mettre l'accent sur l'analyse institutionnelle et celle des modes de régulation de l'accès.

· Une réflexion sur les potentialités des aires protégées marines et côtières à constituer des laboratoires d'expérimentation et sur leur exemplarité. D'un côté, leur cadre relativement contraint limite l'introduction de nouvelles technologies, de l'autre la structure sociale encore relativement cohérente facilite l'introduction de principes communautaires de gestion : les aires protégées peuvent en cela se révéler être d'excellents laboratoires pour mettre au point tant des méthodes de gestion, que des formes d'exploitation et de valorisation des ressources, ou bien encore des systèmes de répartition de la plus-value.



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